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Un nom de plume pour le livre traduit, ou garder votre nom ?

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La plupart des auteurs n'ont pas besoin d'un nom de plume pour leur livre traduit. Ils ont besoin d'une seule décision : comment exactement leur nom s'écrira dans l'alphabet de la nouvelle langue, puis s'y tenir partout. Un nom hébreu peut s'écrire en lettres latines de plusieurs façons, et le choix entre elles a une conséquence très concrète : un lecteur qui vous cherche vous trouvera-t-il ?

Pourquoi c'est même une question

Parce que l'hébreu n'a pas de transcription latine unique et reconnue. Un nom comme Shapira peut s'écrire Shapira, Shapiro ou Schapira. Haïm peut devenir Chaim, Haim ou Hayim. Tzvi peut devenir Tzvi, Zvi ou Tsvi.

Toutes ces options sont correctes. Aucune n'est une erreur. Mais une boutique, un moteur de recherche et un lecteur y voient trois noms différents.

Comment choisir une graphie

Trois questions, dans l'ordre.

Comment votre nom est-il déjà écrit ? Si vous avez un passeport, un profil professionnel, un site ou des articles dans une autre langue, votre nom y est déjà écrit d'une certaine façon. Utilisez-la. Ceux qui vous connaissent déjà chercheront ce qu'ils ont déjà vu.

Comment un lecteur qui ne connaît pas l'hébreu va-t-il le prononcer ? S'il n'existe aucune graphie, écrivez le nom de façon à ce que quelqu'un qui ne sait pas l'hébreu le lise à peu près correctement. La lettre het est le problème classique. Un anglophone qui voit Ch risque de la lire comme dans « chair ». Ce n'est pas une catastrophe, mais c'est bon à savoir.

Cette graphie est-elle déjà prise ? Cherchez le nom dans les boutiques et sur un moteur de recherche. Si un auteur connu porte exactement le même nom, il vaut peut-être mieux ajouter une initiale ou choisir une autre graphie pour qu'on ne vous confonde pas.

Quand un nom de plume a du sens

Il y a quelques situations où cela aide vraiment.

Quand votre nom est presque impossible à lire dans la nouvelle langue, et que vous préférez que les lecteurs le retiennent facilement.

Quand vous écrivez dans un genre que vous voulez séparer de votre nom personnel. Par exemple, des romans sentimentaux à côté d'une carrière professionnelle dans un tout autre domaine.

Quand vous publiez déjà sous un nom de plume en hébreu, et dans ce cas il vaut évidemment mieux le garder.

Mais attention au prix. Un nouveau nom part de zéro. Il n'a pas de critiques, pas de livres précédents, pas de réputation. Et pour beaucoup de lecteurs, le simple fait que l'auteur vienne d'un autre pays fait partie de l'attrait du livre. Un nom qui sonne local le cache.

Pourquoi la cohérence compte plus que le choix lui-même

Parce que les librairies regroupent les livres par nom d'auteur. Si le premier livre est sorti sous Shapira et le deuxième sous Shapiro, ils risquent d'apparaître comme deux auteurs. La page auteur se scinde, les critiques ne s'additionnent pas, et un lecteur qui a aimé le premier livre ne découvrira pas qu'il en existe un deuxième.

Donc, une fois votre choix fait, notez la graphie exacte et utilisez-la partout : sur la couverture, sur la page de titre, sur la fiche du livre en boutique, sur votre site et sur les réseaux sociaux. Majuscules et minuscules comprises, espaces compris, initiale du milieu comprise s'il y en a une.

Et les noms des personnages

Exactement le même problème se pose à l'intérieur du livre. Un personnage qui s'appelle Hana peut devenir Hannah, Hana ou Chana, et si la graphie change au milieu du livre, le lecteur risque de croire qu'il s'agit de deux personnages. Nous en avons parlé dans pourquoi le nom de l'héroïne change au milieu du livre traduit.

Le principe est le même : une seule décision, prise tôt, et s'y tenir. Si vous travaillez avec un traducteur, donnez-lui la liste des noms et des graphies que vous avez choisies avant même qu'il commence.

En bref

Votre nom est la première chose qu'un lecteur voit sur le livre, et ce qu'il cherchera s'il en veut encore. Ne le laissez pas au hasard. Choisissez une graphie, vérifiez qu'elle n'est pas prise, et utilisez-la partout où le livre apparaît.

Questions fréquemment posées

Ai-je intérêt à prendre un nom de plume pour le livre traduit ?

Dans la plupart des cas, non. Votre nom fait partie de l'histoire du livre, et les lecteurs aiment savoir qu'il vient d'ailleurs. Un nom de plume a surtout du sens quand votre nom est très difficile à lire dans la nouvelle langue, ou quand vous écrivez dans un genre que vous préférez séparer de votre nom personnel.

Comment écrire un nom hébreu en lettres latines ?

Il n'y a pas une seule bonne façon. Choisissez la graphie qui figure déjà sur votre passeport, votre profil professionnel ou votre site, pour que ceux qui vous cherchent vous trouvent. S'il n'existe aucune graphie, choisissez la plus simple à lire pour quelqu'un qui ne connaît pas l'hébreu.

Que se passe-t-il si mon nom est écrit différemment selon les boutiques ?

Les lecteurs et les boutiques risquent de croire qu'il s'agit de deux auteurs différents. La page auteur se scinde, et les livres n'apparaissent pas ensemble. C'est pourquoi il est important de choisir une seule graphie et de l'utiliser partout.

Puis-je utiliser un nom en hébreu et un autre nom dans une autre langue ?

Oui, et beaucoup d'auteurs le font. Mais alors les lecteurs des deux langues ne feront pas le lien entre les livres, et la page auteur dans la nouvelle langue partira de zéro. C'est une décision à prendre exprès, pas par hasard.